Clotilde : Peux-tu te présenter en quelques mots ? Et nous parler de ton entreprise – Hémicycle ?
Tom : Je m’appelle Tom Laporte, j’ai 24 ans, et je porte un projet dans la politique, Hémicycle, depuis presque trois ans.
Clotilde : De quel constat es-tu parti pour la création d’Hémicycle ?
Tom : Au tout début, ça s’est fait en deux temps. Il y a eu la première fois où j’étais dans une bibliothèque universitaire et je me suis juste demandé ce qui était en train d’être voté à ce moment là ? Et en cherchant un petit peu sur internet, je suis tombé sur le site de l’Assemblée Nationale qui était à l’époque encore plus technique que ce qu’il est aujourd’hui, et je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup de choses super intéressantes qui se passaient. L’idée est partie de là. Dans un second temps, je me suis rendu compte que le véritable problème n’était pas forcément le manque d’informations sur les députés, mais comment un jeune, aujourd’hui, va avoir un rôle dans la vie politique française. Et c’est un problème beaucoup plus important.
Clotilde : Avec Hémicycle tu as pour objectif de mobiliser les jeunes autour de la politique et de rendre cette dernière plus accessible : peux-tu nous en dire plus ?
Tom : Pour répondre à ce problème, on va réfléchir à comment reconnecter notre jeunesse à la politique et aux députés. Pour cela, on s’intéresse à 4 éléments/
- La modération
- La transparence
- la simplification des lois à l’Assemblée Nationale
- la proximité avec les députés, la redevabilité
La notion de redevabilité, c’est- le fait qu’un élu vient nous dire ce qu’il a fait, non pas en fin de mandat, mais idéalement toutes les semaines. Nous avons donc voulu faire un grand test, et pour cela, nous avons réuni sur un canal de discussion WhatsApp, 4 députés, et 800 jeunes.
Chaque semaine un député venait parler de ses actions en circonscription et à l’Assemblée Nationale, des lois votées… Il pouvait arriver parfois qu’un député ne vienne pas une semaine, mais les jeunes pouvaient exprimer leur envie qu’il revienne et donc ça se faisait naturellement.
De notre coté, on faisait des résumés de lois, des jeux de questions-réponses…
Et tout ça a matérialisé ce début de reconnexion entre la jeunesse et les élus.
Clotilde : Quels sont les actualités / prochaines étapes pour Hémicycle et où pouvons nous vous suivre?
Tom : Cette année, il est temps de faire une mise à l’échelle, tout simplement.
Tout d’abord, on prend de la masse, en exportant ce modèle qu’on a fait à Bordeaux, un peu partout en France, dans des villes comme Paris, et Lyon. En parallèle de ça, on développe l’application mobile de Hémicycle. L’objectif étant que d’ici six mois, on soit capable, par la technologie, d’aller chercher encore plus de personnes. Et puis, évidemment, la dernière partie, ça va être les présidentielles. On va avoir un contexte où tout le monde va parler des présidentielles. Et notre rôle ça va être aussi d’aider cette jeunesse-là à se dire “comment est-ce que je vais voter et comment est-ce que j’apprends à me positionner”. Donc là aussi, on prépare tout un programme pour pouvoir couvrir les présidentielles.
Et si vous voulez nous suivre, on vous donne rendez-vous sur nos réseaux (Instagram, LinkedIn), et via notre newsletter – “le récap sans Doliprane” tous les mois. Si vous souhaitez rejoindre l’aventure toutes les informations sur sur notre Linktree !


